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/ Compétition à l'ancienne / Classique de Rochepaule 2009
Rochepaule 13 & 14/06/2009

Contrairement aux éditions précédentes, la 4ème et très belle Classique de Rochepaule n'était pas estampillée "Manche du Trophée Afata". Cela ne nous a pas empêché d'inscrire nos trois 240 pro au départ. Il faut dire qu'on l'attend avec impatience ce week-end en Ardèche. Quand je dis "on", je parle de mes fidèles potes Philippe Espinasse, allias Cantalou et Romain Colas.
On sait que c'est un des plus beaux trials français en terme d'interzone. Si on ajoute à cela des organisateurs sympas, accueillants, souriants, ce trial devient incontournable et on est très heureux de revenir chaque année.
De notre côté, c'est aussi une fête de nous retrouver ; Romain des Alpes, Cantalou du... Cantal et moi, de la région parisienne. Arrivés le vendredi après-midi au camping du centre T.T., Romain et moi nous hâtons de monter le nouveau barnum récupérer chez le père de Romain. Très vite, nous nous apercevons qu'en fait, nous mangerons dans une serre ! Au bout de 2mn, il fait 60° et les insectes adorent ça. Qu'à cela ne tienne, quelques coups de cuter dessineront des fenêtres...
 

Une heure après, notre Cantalou pointe son WW et débarque ses glacières pleines de divers produits locaux aux antipodes du régime sportif de base... Va falloir résister !
Allez, histoire de prendre le thermomètre, on démarre les trois 240 rutilants (même celui de Romain...) et on se fait quelques zones histoire de se dérouiller les articulations après les heures de route (6 pour ma part).
Retour au campement pour la restauration et pendant l'apéro, visite inatendu d'Olivier Pauli, célèbre trialiste et spécialiste Fantic en PACA. Après une courte nuit, nous roulerons donc à quatre le samedi.
Départ 10h20, ça y est, on retrouve ce magique interzone et on prend tous notre pied. Dans les zones, c'est différent : Olivier s'ennuie en inter, trop facile pour lui, Romain roule inégale en bleu, Cantalou semble doper par on ne sait quoi et cumule les zéros en pagaille... louche ! Egalement en vert, je merde honteusement sur des bêtises et le moral vacille. Pas grave, c'est pas ça qui va me gacher le week-end.
On l'a bien mérité la pression au bar du Centre T.T ! On rencontre ici Michel Triai, adhérent du club, venu avec son 305.
 
Allez, une bonne douche, le plein des motos pour demain et on se prépare une nouvelle fois un menu gastronomique. "Faut finir, je ne vais pas jeter ça" le Cantalou nous gave comme des oies pour s'assurer la meilleure place le lendemain. On ne s'est pas méfié, tant pis pour nous. Punis quand même le Cantalou, il nous a fait une réaction allergique aux moustiques façon horror show ! Une gratouille qui le tiendra par la suite plus d'une semaine !
 
 
Dimanche, deuxième et dernière journée. Romain ne le sait pas encore mais il  va découvrir sa nouvelle moto : on a juste réglé ses amortos qui semblaient être soudés... Olivier est reparti la veille au soir et est remplacé par Philippe Garin, célèbre enduriste sur Fantic qui a amené son très beau 301. Philippe va nous accompagner en tant que suiveur tout au long de cette belle journée.
 

Tout de suite, et comme à notre habitude, le rythme est bien soutenu dans l'interzone. Dans les premiers kilomètres Philippe se fait surprendre sur un chaud freinage et chute lourdement. Plus de peur que de mal, l'enduriste ne parait pas avoir subit de choc traumatique. On repart dès que ses poumons re-acceptent leur volume d'air normal.
 
Les 16 zones et la longue interzone vont être avalées rapidement. Cantalou est sur un petit nuage et engrange les zéros. Romain n'est pas à son top niveau et moi j'ai compris que je ne pêterai pas un score ce week-end mais je m'amuse et je suis venu pour ça..
 
Pourtant mis à rude épreuve, nos 240 ont tourné comme des montres suisses tout au long du week-end. Equipés de selle et pourvus de 5 litres de carburant, on se sentait bien supérieur aux motos modernes sur ce type d'épreuve. Les zones, bien tracées pour les anciennes n'avantageaient pas du tout les modernes. On a vu plus d'un "papy" se faire emporter par de fougueuses 4RT au péril de leur col du fémur... En voyant ça, on se posait juste la question de l'intérêt d'une moto moderne sur un trial comme ça ? En tous ca, on est pas prêt de lacher nos Fantic.

L'année prochaine, le trial de Rochepaule devrait redevenir manche Afata avec donc uniquement des motos anciennes. Pour ma part, je le souhaite.
Merci à Christian Garnier, au Motoclub de Rochepaule, à Bertrand Tatu et tous les bénévoles qui nous ont offerts ces moments de bonheur. A l'année prochaine.
Chris
 
 
Le mot du Cantalou,
Donc cette année le rendez vous des copains avait lieu a Rochepaule les 13 et 14 juin 2009. Mais le trio de choc composé de Christophe, Romain et moi-même, s'était donné rendez-vous le vendredi 12 en milieu d'après
midi..allez donc savoir pourquoi ?

C'est en bon dernier que je suis arrivé sur le lieu de notre pèlerinage annuel ; effectivement la banderole du club était déjà installée et le chapiteau de 240 par 240cm, déjà dressé..
Après les familiarités d'usage et un déchargement en règle du camion, mon rouge destrier rejoignait le parc semi fermé des Fantic.

Une fois les inscriptions et heures de départ en poche nous décidons d'aller tâter le terrain vers un endroit un peu humide et ombragé car cette année, le thermomètre est bien dans les hauteurs de ses graduations.
Tout d'un coup, après quelques devers pratiqués dans tous les sens et quelques gros rochers au grip impressionnant par ce temps sec, quelqu'un sonna le repli vers le camp de base.avait il déjà soif ????
La soirée commença par un savant mélange de liquides et solides divers et variés et même parfois pas mal du tout.
Puis Olivier Pauli est passé juste pour nous dire un coucou qui durera jusqu'au café final...

Pour ceux qui n'en étaient pas, il y a eu de la bière du Cantal : à la gentiane et à la réglisse, accompagné de charcuterie et une copieuse blanquette de veau de notre ami savoyard,  fromage etc. .etc. . des paroles, des anecdotes,  des cours de mécaniques, des astuces, du vin aussi, et du café... mais surtout  cette année il y a eu des moustiques, très très amoureux de mon sang qui d'après les moqueurs du coin doit  être légèrement sucré...
Après une nuit quand même un peu fraiche et un copieux petit dej, le trio est bien décidé à en découdre, je dirais même qu'il est assez impatient de découvrir  ce que l'équipe de Christian Garnier nous a réservé cette année.
Ben ma foi, c'est encore un sacré trial  avec encore une magnifique interzone, quelques passages techniques en interzone  avalés sans un pied mais malheureusement sans commissaire pour en témoigner, de la poussière, des mouches aussi, donc pour résumer il fallait rouler les yeux  et la bouche fermés
Notre carton rendu c'est avec plaisir que nous rentrons au paddock, direction la douche salvatrice avant de se diriger vers le bar, pour une bonne rasade de houblon afin de chasser les crampes éventuelles.
Là, Christophe fait la rencontre d'un membre du club , ce qui lui permettra de compléter son trombinoscope perso.
Le repas fut dans la même lignée que celui de vendredi mais avec du pounty a la place de la défunte blanquette,
Là aussi il y a eu une sacré escadrille de moustiques assoiffés de sang.
Le tour du dimanche a été étoffé par l'arrivée de Philippe Garin, enduriste bien connu qui avait choisi de venir  en suiveur et photographe avec un superbe 301 équipé Brembo à l'avant.
 

Ce dernier lui joua un sale tour dans une interzone rondement enquillée lors d'un freinage un peu appuyé, le 301 décida de se dérober de l'avant afin de mieux éjecter son cavalier dans une glissade bien appuyée mais heureusement sans gravité pour tout le monde.
N'empêche que ,je ne sais pas si c'est le fait d'avoir avec nous un enduriste, mais notre président et Romain ont adopté un rythme de croisière digne d'une  sélection de spéciale d'enduro, je ne sais pas  ce que cela peut bien cacher !!!!!!  (note du prez : c'est totalement faut, on roule toujours comme ça  mais c'est peut-être le rythme du Cantalou qui baisse, l'âge, le poids, on ne sait pas trop...) - (Note de Romain : j'suis bien d'accord avec Chris : ou alors les piqûres sur les paupières de Cantalou lui ont fait assez réduire le champ de vision pour qu'il ait cette impression de "vitesse" :-)
C'est tres tôt dans l'après-midi que ce deuxième tour fut bouclé  et parfois même un peu bâclé
Mais l'essentiel venait d'être accompli : nous avons vécu encore une sacrée bonne tranche de vie de part ce coup de moto, par cette gentillesse de tous les commissaires et organisateurs, par les rencontres faites, et aussi par les membres du club
C'est après une rasade  que nous  nous sommes donnez rendez vous pour 2010 (pas aux moustiques ).
PHIL, qui est toujours en train de se gratter. foutus sticmous
 

Le mot du Coach, Romain Colas
"Bonjour à tous, Rochepaule cette année, c'était très bien... comme d'habitude !
On y va tous les ans, surtout pour la ballade, car pour la gagne, on oublie, et ce à plusieurs titres :
- D'abord il y a plein de monde (moins cette année car la course ne comptait pas pour l'AFATA). Cela grossi les rangs de ceux qui nous battent (et aussi de ceux que l'on a battu, mais cette donnée reste celle que l'on réserve aux proches:-).
 
- Ensuite, comme on est "des gamins de moins de 50 ans" et que nos machines sont "des jeunes des années 80", on part avec des Handicaps qui nous ôtent tout espoir de figurer ne serait-ce que dans les 10 premiers
- Dernière difficulté : savoir piloter après avoir avalé, la veille, la moitié des réserves annuelles de ce qui se mange et de ce qui se boit dans le cantal (il font de la bière en plus maintenant!).
Bref, notre remède à tout ça, est d'aborder la course d'une manière très "touristique", souvent trop pour moi.
1er jour : je lache pas mal de points par négligence, dont 2 "cinq" en fin de boucle qui ne me laissent plus de chance de remonter au scratch.
2e jour : ça va mieux au début, mais les 2 zones de mes échecs précédents me redonnent du fil à tordre à nouveau.
- Sur la première, une montée en deux temps crée des soucis à pas mal de pilotes. Elle ne semble pourtant pas insurmontable. Je me rends cependant compte, une fois dedans, que le guidon tappe légèrement dans un arbre au moment de la prise d'élan : c'est trop tard, déséquilibré,  j'arrache un "trois" à la force du poignet, comme tout le monde.
- Sur la deuxième, j'avais tenté une trajectoire originale la veille pour faire "0" où les autres mettaient un pied. Ca avait été peine perdue. Je décide de prendre, cette fois-ci, la trajectoire choisie par la majeure partie des pilotes pour aborder cette double dalle piégeuse.
Je mets la 2 pour passer fort. Malheureusement je négocie assez mal le virage qui précède, je manque d'élan et m'encastre sur la 2eme dalle (l'expression "n'y comprendre que dalle", viendrait-elle de là?).
Malgré tout on passe deux journées magnifiques. Avec une interzone qui nous en met plein les yeux... et les bras".
Romain"